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Infertilité : un mécanisme cérébral totalement inédit

Infertilité : un mécanisme cérébral totalement inédit étudié à Lille

3 février 2016

Le plus fréquent des troubles de la fertilité féminine - le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) - impliquerait la surexcitation de neurones cérébraux situés dans l'hypothalamus. La coupable serait une hormone bien connue, produite par les ovaires : l'hormone anti-Müllerienne (AMH). A la clef de cette découverte, de nouvelles pistes thérapeutiques.

Une recherche inédite à laquelle contribue le CHRU de Lille par la participation des équipes de gynécologie endocrinienne du Pr. Dewailly et Pr. Pigny du laboratoire de Biochimie Hormonologie. Des travaux de recherche complémentaires à la recherche menée à Lille depuis 10 ans sur l’AMH et le syndrome des ovaires polykystiques.

« Une femme sur dix en âge de procréer souffre du SOPK, le syndrome des ovaires polykystiques. Cette pathologie se traduit par une forte surproduction d'hormones mâles par les ovaires, qui perturbe la production d'ovules (dont certains se transforment en kystes). Jusqu'ici considéré comme une pathologie n'altérant que les ovaires, le SOPK modifierait aussi l'activité de neurones logés au cœur du cerveau ! Réalisée par des chercheurs lillois et néo-zélandais, cette découverte offre un nouvel éclairage sur cette maladie aux mécanismes encore bien mystérieux. Mieux encore, elle ouvre la voie au développement d'un traitement spécifique, les traitements actuellement disponibles ne s'attaquant qu'aux symptômes.

Trois acteurs de mèche

Coupe d'hypothalamus humain (adulte) immunomarqué pour la GnRH (vert) et l'AMHR2 (rouge). L'AMHR2 est exprimé dans les neurones à GnRH. © Cimino et coll. Nature Communication (2016)

© Cimino et coll. Nature Communication (2016)

Coupe d’hypothalamus humain (adulte) immunomarqué pour la GnRH (vert) et l’AMHR2 (rouge).

L’AMHR2 est exprimé dans les neurones à GnRH

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