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RAPPORT DU CENTRE ANTIPOISON DE LILLE Membre du Réseau Européen des Services d'Information sur les Agents Tératogènes ENTIS (European Network of Teratogen Information Service)
RAPPORT SUR LACTIVITE D'INFORMATION SUR LES RISQUES TOXIQUES PENDANT LA GROSSESSE ET L'ALLAITEMENT
1999
Information et surveillance des risques toxiques pendant la grossesse et lallaitement CENTRE ANTIPOISON Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille 5 avenue Oscar Lambret F-59037 LILLE Cedex FRANCE
CENTRE ANTIPOISON ACTIVITE DINFORMATION ET DE SURVEILLANCE DES RISQUES TOXIQUES PENDANT LA GROSSESSE ET L'ALLAITEMENT
Date de création du Centre Antipoison : 1972 Date de création de l activité d'Information sur les Risques Toxiques pendant la Grossesse et l'Allaitement : 1991 Date d'affiliation au réseau européen E.N.T.I.S. (European Network of Teratology Information Service) : 1992 Situation géographique : Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille LILLE - FRANCE Régions desservies : Nord - Pas de Calais Picardie Haute Normandie Adresse : Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille 5 avenue Oscar Lambret F-59037 LILLE Cédex Téléphone 33/(0).825.812.822 FAX 33/(0)3.20.44.56.28 33/(0)3.20.44.47.99 33/(0)3.20.44.55.62 HISTORIQUE Créé en 1972, le Centre Antipoison de Lille assure 24 h / 24 h une réponse en urgence à tout problème toxicologique auprès des médecins hospitaliers et des praticiens de ville, des pharmaciens et du grand public Au cours des années 1980 à 1990, de nouvelles activités se développent pour répondre aux préoccupations des médecins, du public et des autorités sanitaires concernant les risques toxiques de l'environnement sur la santé de l'homme, et notamment lors d'exposition à des produits domestiques (produits ménagers, de jardinage, de bricolage), des pesticides, des polluants de l'environnement (monoxyde de carbone, amiante, plomb, mercure...), des médicaments, des drogues ou des produits industriels... C'est dans ce cadre que s'est développée l'activité d'information et de surveillance des risques toxiques pendant la grossesse et l'allaitement, et devant l'augmentation des demandes et leur spécificité. Cette activité a été individualisée au sein de l'activité du Centre Antipoison en 1991. Après présentation d'un premier bilan de 80 appels au cours de l'année 1991, et en raison de ses spécialisations sur les problèmes de l'environnement (produits ménagers, pesticides, pollution de l'environnement...), le Centre Antipoison de Lille a été sollicité par le Centre Antipoison de Berlin et de Londres pour entrer dans le réseau européen des centres d'information sur les agents tératogènes (E.N.T.I.S. : European Network of Teratology Informations Services) dont la vocation est l'échange d'informations afin de mieux répondre à des problèmes difficiles et de participer à des études de validation sur des sujets définis. Organisation de l'activité d'information sur les risques toxiques L'accès à l'information est un problème crucial dans ce domaine où les données sont rares et éparses (d'où l'importance du réseau d'experts au niveau européen). Une documentation spécialisée (livres, bases de données ARSENIC, TERIS, REPROTOX, dossiers bibliographiques) a été constituée au fil du temps. L'équipe médicale spécifique est constituée : - Docteur M. MATHIEU-NOLF, Médecin responsable - Docteur P. DURAK qui consacre en particulier deux journées par semaine (en moyenne 6 demandes par semaine) pour traiter les demandes, assurer le suivi des appels et des cas, mettre à jour la documentation spécifique et la base de cas cliniques et participer aux études multicentriques européennes. Au cours de ces dernières années, l'activité d'information a doublé et est passée de 3 (1995) à, 6 demandes par semaine en 1999 :
Le principal axe de travail a été d'évaluer les risques toxiques, pour le foetus et la mère, de l'intoxication par le monoxyde de carbone. Le présent rapport analyse l'activité de l'année 1999 et les données suivantes sont présentées : 1- Nombre total de demandes 2- Provenance des demandes 3- Type de demande 4- Modalités de la demande 5- Age de la patiente en cas d'exposition pendant la grossesse et l'allaitement 6- Circonstances de l'exposition des patientes pendant la grossesse et l'allaitement 7- Lieu d'exposition des patientes pendant la grossesse et l'allaitement 8- Type d'agent étiologique en cause (n = 375)
1 - NOMBRE TOTAL= 333 2 - PROVENANCE
3 -TYPE DE DEMANDE
4 - MODALITES DE LA DEMANDE
5 - AGE Renseignement uniquement quand il existe une prise (n =197)
6 - CIRCONSTANCES D'EXPOSITION
7 - LIEU D'EXPOSITION
8 - AGENT ETIOLOGIQUE (= 375)
COMMENTAIRES SUR LES DONNEES 1999 1- L'activité reste stable depuis 1992, même si l'augmentation enregistrée en 1995 s'amplifie en 1997 avec en moyenne 3 à 4 appels par semaine. En 1999, le nombre dappel pour cette activité est de 6 par semaine. 2- Les demandes proviennent du grand public (64 %) et professionnels de santé (36 %) représentés essentiellement par des médecins hospitaliers ou des généralistes. 3- La majorité des demandes concerne des prises ou expositions pendant la grossesse (59 %) ou pendant l'allaitement (2 %). Dans 41 % des cas, les demandes sont préventives à l'exposition (prise médicamenteuse, utilisation de produits de jardinage...) notamment médicamenteuse en cas de grossesse avérée ou préconceptionnelle (33 %) ou pendant l'allaitement (8 %). 4- Les circonstances d'exposition des patientes pendant la grossesse ou l'allaitement sont accidentelles dans 79 % des cas, et résultent d'une intoxication volontaire notamment par conduite suicidaire, dans 21 % des cas. La circonstance accidentelle la plus fréquente est l'accident domestique (25 %) lors de travaux ménagers ou de bricolage ou de jardinage puis, la pollution de l'environnement domestique (18 %), notamment par le monoxyde de carbone, liée à l'utilisation d'un moyen de chauffage défectueux, puis les intoxications alimentaires dans 14 % des cas. Ensuite, nous retrouvons l'erreur thérapeutique (12 %) le plus souvent par automédication, puis les produits industriels (3 %). Les médicaments impliqués dans les circonstances telles que les conduites suicidaires ou erreurs thérapeutiques, sont les produits les plus fréquemment en cause..Cette fréquence relative du nombre de médicaments est liée au fait que dans les intoxications volontaires par conduite suicidaire, les médicaments sont les plus couramment utilisés par les patientes (enceintes ou non) et que la plupart du temps, plusieurs médicaments sont ingérés. CONCLUSION L'activité d'information sur les agents tératogènes assurée par le Centre Antipoisons de Lille se développe régulièrement. Un effort tout particulier a été entrepris en 1999 sur le suivi des cas, du devenir de la grossesse et de l'enfant après la naissance, afin d'améliorer la connaissance dans ce domaine encore insuffisamment exploré, notamment pour les produits autres que les médicaments. Il serait indispensable d'entreprendre une action d'information des professionnels de santé sur cet aspect. |